Sortie du 07 décembre 2019 - Col de la Grande Sure 1675 m

     Le sourire des grands jours, l’œil vif, la guibole affûtée, comme à l'habitude, nos trois mousquetaires du trail sont impatients d'affronter les chemins de Chartreuse.

     Histoire de nous mettre du dénivelé dans les jambes, nous décidons de partir de St Laurent du Pont (415 m), petite bourgade iséroise , blottie au pied des falaises occidentales du massif.

     En mode collants, pipette et sandales (oui , mais des Salomon) nous voilà partis. En guise d'échauffement, nous attaquons la montée en zigzag de notre Dame du Château, puis nous prenons une piste forestière  avant de virer à gauche sur un sentier, certes un tantinet pentu  , mais qui ne  nous empêche pas de trottiner.

     Juste après la bifurcation (852 m), au pied du Rocher de la Fenêtre (1004 m) , nous sommes accueillis par une salve de pierres, sûrement occasionnée par un animal. Nous empruntons cette petite sente qui serpente entre les rochers et les arbres et nous conduit au dessus de la barre rocheuse, nous continuons sur un joli single en balcon. En chemin nous croisons un chasseur, nous nous arrêtons  pour discuter le bout gras. Ce brave homme chasse le mouflon, il nous dit qu'il vient d'apercevoir un couple de cervidés. Quelques centaines de mètres plus loin, nous croisons un troupeau de mouflons mais pas le temps de les photographier.

     Sous la Crête des Charmilles (1627 m), nous traversons un immense pierrier (Clapier des Charmilles), sur le rocher de la falaise nous distinguons le symbole des Chartreux (globe surmonté d'une croix) , nous cheminons  en lacets avant d'arriver au cul de la lampe (1588 m) ,nous traversons le bois, la neige se fait de plus en plus présente,  nous débouchons sur un immense plateau d'alpage vierge de toute trace, nous continuons à travers le vallon de la Sure jusqu'au col du même nom (1675 m).

   Le vent inexistant, le soleil qui nous réchauffe peu à peu, les sommets qui apparaissent comme par enchantement, nous fait prendre la décision de continuer. Nous avançons dans les traces faites par un randonneur en raquettes. la pente est assez raide, la progression devient difficile par la neige et surtout par notre équipement minimaliste, Ce n'est pas aujourd'hui que nous atteindrons la partie sommitale. Qu'importe le résultat, le bonheur n'est pas d'arriver au sommet, mais dans la manière de le gravir.

     Nous avançons, encore quelques mètres, à la recherche de rochers afin de poser nos fesses pour pique-niquer. Arrêt sur image, nous restons  sans voix devant le poster qui se déroule devant nos yeux. Le regard vide, incapable de faire le moindre geste,comme paralysés, nous pénétrons dans une autre dimension. Là ou le temps s'arrête, comme par enchantement, tous les soucis de la vie quotidienne  s'envolent, un état de plénitude nous envahit. Cette transformation, je la devine dans le comportement de mes compagnons, je la lis dans leurs yeux

     Ce n'est pas de l'égoïsme, mais dans  ces moments-là, je voudrais être seul, fermer les yeux, m'endormir en gardant au coin de mon cerveau, ces magnifiques images que nous fait don la nature. Mais aussi très heureux de partager avec mes amis ces moments privilégiés

     Nos pieds mouillés, le froid, nous rappelle à la réalité. Un dernier regard sur ce tableau de maître. Le Mont Blanc, plus majestueux que jamais, se dresse aux dessus des sommets, tel un roi au dessus de ses sujets. Comme des enfants, le sourire aux lèvres, nous dévalons les pentes enneigées. L'un d'entre nous dont je tairai le nom, nous offre une démonstration digne d'un Candeloro, salto et pirouette avec réception la tête la première dans la neige.

     Arrivé au cul de la lampe, dans mon élan, le cerveau en vadrouille, dans un pierrier j'enquille un sans blanc de trace qui nous conduira nul part. Dans un couloir, j'attaque une désescalade quelque peu périlleuse, quand soudain, par inadvertance,  Gilles décroche une bille de bois qui part à toute à vitesse vers le ravin. Avant qu'une catastrophe n'arrive, il me semble préférable de rebrousser chemin. Finalement, en coupant à travers le pierrier nous retombons sur le bon itinéraire. Sur un bon tempo, nous nous engageons sur la voie du retour, tantôt technique, tantôt roulant. Ça fait plaisir de voir Nabil attaquer la descente tambours battants, no crampe! no fatigue!

Retour voiture, nous enfilons des vêtements secs, direction le bar pour une bonne boisson chaude. Vannés, mais heureux, d'avoir passé une fantastique journée.

22 km300 / 1702 D+ /1715 m D-

Mont Blanc - 4810 m

ça monte!!!!

un parcours de toute beauté

Nabil et Gilles

Apparition des premières neiges

Le Mollard de la Grande Vache - 1764 m

vallon de la Sure

Vallon de la Sure

Mont Aiguille - 2085 m

 Grand Pic de Belledonne - 2977 m / pic central - 2945 m / croix de Belledonne - 2926 m

m
Dur, dur la montée!!!!!!

Mont Blanc

Lance de Malissard Sud -2045 m/ col de Bellefont - 1902 m/piton de Bellefont - 1958 m/Dome de Bellefont  - 1975 m


Pierrier des Clapiers

Eric et Gilles sur le sentier en balcon

Vallon de la Sure

montée en direction de la Sure

Les 3 mousquetaires du trail

montée au col de la sure

Nabil vallon de la Sure

Chamechaude - 2082 m / Charmant som  - 1867 m

Eric montée vers la Grande Sure

Eric montée vers la grande Sure

Mont Blanc

les enfants s'amusent dans la neige





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